Appel à communication.
Informations pratiques.
Programme du colloque.


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« Travailler avec, travailler sur, être travaillé par :
les acteurs professionnels de l’action publique
face aux instruments de régulation »

Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail (LEST) - Centre de Science Politique Comparative (CSPC)

Atelier 1 : Les instruments de l'action publique sociale.

Atelier 2 : Les instruments des politiques de formation-emploi.

Atelier 3 : Les instruments des politiques de santé.

Atelier 4 : Les instruments des politiques de gestion des organisations.

Atelier 5 : Les instruments d'expertise, d'évaluation et d'ingénierie de l'action publique.

Atelier 6 : Les instruments de l'action publique urbaine et des politiques de la ville.

Atelier 7 : Les instruments des politiques d'environnement et de développement local.

Atelier 8 : Les instruments de l'action publique : instruments de gestion du travail et des professions?

 

 

PRESENTATION DES ATELIERS

 

Atelier1 : Les instruments de l’action publique sociale

Isabelle ASTIER et Jean-Marc WELLER

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  • Philippe ARCHIAS (FORS, Paris) :
    « Avancées et limites des dispositifs territoriaux de médiation dans le champ de l’insertion professionnelle »

  • Elsa DECRIAUD (CERCE, Montpellier) :
    « Mise en œuvre et mise en scène d’un instrument controversé : le contrôle des populations précarisées »

  • Isabelle LACOURT (GRAP, Université libre de Bruxelles) :
    « Le projet d’intégration au sein du travail social : éclairage sur la mise en œuvre d’un nouvel instrument d’action publique »

La communication portera sur l'émergence de la notion de « projet » au sein d'administrations locales bruxelloises. Ces administrations ont pour mission d’apporter l’aide nécessaire aux citoyens de leur commune de manière à leur garantir une vie conforme à la dignité humaine. Notre communication entend examiner l'incidence du « projet », considéré ici comme nouvel instrument d’action publique, sur les modes d'organisation de ces administrations et sur le travail social qui s'y déploie. On s'attachera tout particulièrement au concept de « rationnalité procédurale » associé à cet instrument, qui tend à accroître l’importance des niveaux local et infra-local et plus généralement, de la mise en œuvre, dans la construction de l’action publique.

  • Olivier MAZADE (Clersé, Lille) :
    « Modernisation des services publics et individualisation du traitement »

Tous les demandeurs d'emploi bénéficient, à l’inscription et dans leur parcours de recherche, d’entretiens professionnels, présentés par l’ANPE comme la « première prestation de service » et un « pivot » du dispositif d’individualisation du traitement des chômeurs. Désormais « outillés » par des mesures d’aide à l’emploi, les conseillers doivent individualiser le traitement dans des délais courts, ce qui aboutit à une désarticulation entre la dimension « technique » de l’entretien (recueil d’informations pour le diagnostic, production d’informations pour la prescription) et « communicationnelles » (densité d’échanges nécessaire à l’intercompréhension, à la production du consentement, à la qualification des faits et des représentations de soi).

Atelier 2  : Les instruments des politiques de formation - emploi

Eric VERDIER et Emmanuel PEDLER

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Cet atelier sur les politiques d'emploi et de formation est centré sur le travail de coordination d'une action publique multi-acteurs, multi-niveaux et multi-dispositifs. Comment est-il soutenu : par la  proximité territoriale, par une normalisation du service rendu, par l'apprentissage organisationnel, par la négociation institutionnalisée (ou non),  .par la force intégratrice des outils techniques ... ?

  • Isabelle BORRAS (CEREQ, Grenoble) : « Les solutions locales au chômage : représentations et modes d'action. »

Ce texte discute des spécificités de l'action publique locale en matière d'emploi. Il analyse l'un des dispositifs les plus récents de la territorialisation des politiques de l'emploi en France, les maisons de l'emploi. Les spécificités du local sont reliées aux représentations du marché du travail à l'œuvre et observées à partir des instruments et des professionnalités propres à ces structures.

  • Frédérique GUILIANI (CRESAL, Université de Genève) :
    « Une régulation par les « dispositifs d’accompagnement » : la part d’indétermination dans les prescriptions, la part d’improvisation dans la relation, la part d’occultation dans les comptes-rendus officiels »
  • Céline MAHIEU (CERIO, Université catholique de Louvain) :
    « La validation des compétences en Belgique francophone : appropriation des objectifs et aménagements de la méthode par les acteurs »

Nous montrerons dans cette communication comment les commissions chargées de mettre en œuvre la validation des compétences en Belgique francophone s’emparent des idées fortes du dispositif telles qu’elles ont été conçues et négociées à d’autres niveaux organisationnels. Il découle de cette appropriation des objectifs et des aménagements de la méthode une forme de compromis accepté par les membres de commissions comme par les concepteurs du projet.

  • Romuald NORMAND (INRP, Université Lyon II) :
    « Les confluences de l’orientation tout au long de la vie : la qualité comme instrument de coordination de l’action publique régionale »

La communication vise à interroger les transformations de l'action publique dans le champ de l'orientation tout au long de la vie et la manière dont elle contribue à redéfinir le travail des professionnels. Elle s'appuiera sur une enquête de plusieurs mois réalisée en région Rhône-Alpes auprès des structures d'Accueil, d'Information et d'Orientation (AIO). Trois questions seront évoquées : la mise en réseau et le partage de l'information entre les professionnels, la procéduralisation de l'action publique selon une dynamique d'apprentissage collectif, la construction d'outils communs à partir d'une démarche qualité.

 

Atelier 3 : Les instruments des politiques de santé

Isabelle FERONI et Magali ROBELET

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Les communications présentées dans le cadre de cet atelier remettent en cause- à des degrés divers- les lectures « verticales » de la conception/mise en œuvre des instruments de l’action publique ou de leur dimension prescriptive, en soulignant la co-construction de ces instruments (entre concepteurs de l’action publique, secteurs d’activité ou usagers), comme les débats sur les normes qui accompagnent leur application tant dans le processus de définition que lors de leur mise en œuvre. Les auteurs soulignent par ailleurs les effets d’infléchissement (Piet) ou même de définition (Cantelli) des actions publiques dont sont porteurs les instruments. Les professionnels apparaissent tout à la fois acteurs de la définition des instruments et fortement contraints par la compétition des logiques distinctes de l’action publique.

  • Fabrizio CANTELLI (CRAP, Université libre de Bruxelles) :
    « L'enrôlement des objets dans l'action publique: instrument d'autonomisation des usagers ? Les associations de prévention du VIH/sida »

Comment l'analyse de l'action publique traite-t-elle les objets, mobilisés, produits, critiqués par les individus, les groupes et les institutions ? La mise en œuvre "au concret" des politiques de proximité et de promotion de la santé se révèle indissociable des objets convoqués, enrôlés par les acteurs sociaux. Cette communication se base sur le travail de prévention du VIH/sida mené en Belgique par quatre associations thématiques actives auprès d'individus en situation de précarité et de vulnérabilité. Il s'agit d'abord d'identifier ces objets. Ensuite, cette communication analyse d'une part les rôles des objets dans l'accomplissement de l'action publique, avec les contraintes et d'autre part comment l'enrôlement de ces objets peut éclairer les singularités d'une micropolitique de responsabilisation et de reconnaissance des usagers. Enfin, nous interrogeons la manière dont les mêmes objets (le préservatif par exemple) peuvent être requalifiés par d'autres politiques, sécuritaires notamment et réduire par là la félicité du travail d'autonomisation réalisé par les associations. 

  • Bertrand OBERSON (Université de Fribourg) :
    « Souci du "juste" pour les agents de la fonction publique: Comment se construisent les réponses publiques? »

Ce qui frappe l’observateur de la fonction publique est la constante nécessité de trouver la « bonne » solution aux problèmes rencontrés. Les médecins en hôpitaux doivent régulièrement choisir entre différentes thérapies. Aujourd’hui, la famille, parfois les patients eux-mêmes, sont systématiquement impliqués dans les décisions médicales importantes. Pourtant, dans un même temps, une relative compétition et concurrence au sein des différents hôpitaux s’est installée. Dès lors, le double souci de l’équilibre financier et de la performance semble, aux yeux de certains, plus important que l’appréciation du service rendu. Les médecins se trouvent alors pris entre des prescriptions fort différentes.

  • Laetitia PIET (IDHE, Université de Nantes) :
    « La "traçabilité" des produits alimentaires (1960-2005). Un instrument hybride de régulation, entre innovation conceptuelle et continuités pratiques »

 

Atelier 4  : Les instruments des politiques de gestion des organisations

Delphine MERCIER et Antoine VION

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Dans le cadre de cet atelier seront abordées les questions relatives aux instruments issues des politiques de gestion dans le but d'améliorer le fonctionnement organisationnel. Qu’il s’agisse d’outils de gestion comptables, de classification des savoirs, ou de gestion des compétences et de la formation associée, nous postulons que ces instruments ont pour vocation de produire un service plus efficace, notamment pour les usagers finaux ; mais cela va-t-il de pair avec la plus grande transparence des modalités de production de ce service ? Et comment l’intérêt général s’articule-t-il, le cas échéant, avec une logique gestionnaire de performance ? Chaque communication insistera sur la description et l’analyse des changements qu’occasionne l’instrument choisi sur les modalités de travail de ceux qui l’implémentent.

 

  • Marcel GUENOUN (CEROG, Aix-en-Provence) : « Le rôle des procédures budgétaires et comptables dans la structuration des organisations intercommunales »

    La communication s’intéresse à l’utilisation des instruments modernes de gestion dans les EPCI à fiscalité propre créés depuis  1999. Elle a pour objet d’évaluer leur rôle dans la structuration de ces organisations.
    La coexistence de plusieurs instruments (projet d’agglomération, GPEEC, systèmes d’information de gestion…) permet d’interroger les interactions qu’entretiennent les instruments entre eux (cumulatives, conflictuelles ou absence d’interaction) et de les positionner en fonction de leur prégnance sur le travail des services.

  • Jean-Mathieu MEON ( GSPE-PRISME, Strasbourg) : « Appropriation des instruments de régulation et relations hiérarchiques : à propos de la classification des contenus audiovisuels par le CSA »

Un des principaux instruments de la régulation des contenus audiovisuels est la classification des programmes, dont l’outil spécifique est la signalétique télévisée mise en place par le CSA. Cette communication précise les logiques d’appropriation de ces instruments par les acteurs en charge de leur mise en œuvre et leurs implications. L’observation montre que l’organisation de la mise en œuvre de la signalétique place en son cœur la relation entre les instances de décision et les instances de mise en œuvre internes au CSA et redouble cette relation statutaire d’une opposition structurée autour de la proximité ou distance (réelle ou perçue) des acteurs à l’audiovisuel. De ce fonctionnement résulte une redéfinition des logiques et des résultats du contrôle (le contrôle est assoupli).

  • Yannick RUMPALA (ERMES, Université de Nice) :
    « La formation comme instrument d’adaptation des routines administratives et voie de développement d’une réflexivité institutionnelle. Le cas de l’insertion du « développement   durable » dans la formation des agents publics »

Cette contribution vise à mettre au jour et à analyser le rôle assigné à la formation des agents et à la GRH dans la construction d’un « Etat exemplaire » en matière de « développement durable ». Elle examine les lieux, les logiques et les processus qui orientent la conception des programmes de formation axés sur cette thématique. Il s’agit de se demander dans quelle mesure ces démarches peuvent participer à la construction de nouvelles capacités, notamment par un apprentissage collectif, et constituer une voie de responsabilisation des acteurs.

 

Atelier 5 : Les instruments d’expertise, d’évaluation

et d’ingénierie de l’action publique

Laurence DUMOULIN et Hélène REIGNER

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Les cinq propositions retenues au sein de cet atelier ont en commun d’analyser les instruments d’expertise, d’évaluation et d’ingénierie de l’action publique  en tant qu’ils sont des ressources de légitimation et, en conséquence, des vecteurs de recompositions des rapports entre acteurs légitimes de l’action publique.
En effet, pour certains acteurs, la mobilisation d’instruments est une façon d’entrer sur la scène politique (Service du droit des femmes), d’y défendre certains principes d’action ou référentiels (égalité hommes femmes ; évaluation), de donner un contenu à un espace d’action institutionnellement constitué (la politique de recherche régionale) ou de se doter de ressources et instruments de pilotages (les directeurs généraux des services des collectivités territoriales). De nouveaux intermédiaires porteurs de normes (l’agence de mise en œuvre de la politique de recherche régionale) apparaissent et sont en position stratégiques pour ce qui est de la diffusion d’instruments et de méthodes qui sont autant de façons d’orienter l’action, tandis que pour d’autres, l’émergence d’outils nouveaux, parce qu’elle transforme le contexte d’action et qu’elle suppose une adaptation, une démarche d’apprentissage et des compétences spécifiques, rime avec éviction ou mise en marge du jeu. De façon plus globale, les instruments participent aussi à une stabilisation du jeu et par exemple à la stabilisation des pouvoirs locaux (dispositifs d’évaluation de la politique de la ville).
S’agissant de la façon de penser les instruments, la diversité disciplinaire des propositions (sociologie, science politique, géographie et sciences de l’éducation) devrait permettre de confronter des définitions et conceptions distinctes. Un des problèmes qui pourrait être travaillé de façon interdisciplinaire est le suivant : comment parvenir à penser conjointement que les instruments ne sont pas axiologiquement neutres (ils comportent des fonctionnalités, des possibilités et participent du cadrage de l’action publique) mais qu’ils sont aussi ce que les acteurs font d’eux (en activant ou pas certaines possibilités, en développant des usages inattendus…) ? Si l’on fait cette double hypothèse que le choix des outils est tout à la fois structurant, voire déterminant pour l’action publique à venir et que les outils sont cependant malléables/modelables/modulables, il convient alors d’explorer les glissements du « sens » de ces outils par l’observation de leur sélection et/ou de leur utilisation, par les acteurs, sur le terrain. L’analyse de leur appropriation par le local devrait permettre de restituer toute l’épaisseur et la subtilité des usages des instruments de l’action publique tout en donnant également à voir les noyaux durs, les formes de résilience que comportent ces dispositifs techniques.

Entre contraintes et ressources, les instruments d’expertise, d’évaluation et d’ingénierie font l’objet d’usages qui ne sont pas préétablis ou mêmes définitifs mais qui ne sont pas non plus aléatoires… et qu’il s’agit d’explorer dans le cadre de cet atelier.

  • Yann BERARD (CRAPE, Rennes) :
    « L'expertise, instrument d'action publique ? Réflexions sur un objet en construction »

S’appuyant sur des investigations empiriques variées (politiques urbaines, environnement, aide publique au développement), cette communication se propose d’esquisser les traits d’une sémantique du recours à l’expertise comme instrument d’action publique.

  • Cécile CRESPY (LEST, Aix-en-Provence) :
    « Les conseils régionaux et les instruments de la politique de recherche : entre quête de légitimité et affirmation d’une capacité d’action »

Cette communication examine la question des acteurs et des instruments d'action publique à partir du cas de l'intervention des conseils régionaux dans le domaine de la recherche. Elle montre que si les instruments participent à asseoir la capacité d'action et la légitimité des conseils régionaux, ils ne peuvent à eux seuls tenir lieu d'orientations de l'action publique. Les instruments offrent seulement une capacité technique.

  • Laurence DURAT (UHA, Mulhouse) et Claire TOURMEN (ENESAD, Dijon) :
    « Quels instruments de régulation/pilotage les dirigeants publics utilisent-ils dans leur activité de travail ? Analyse du travail des Directeurs Généraux des Services et des évaluateurs de politiques publiques en collectivités territoriales »

La gestion de l’action publique implique des activités de régulation/pilotage à différents niveaux. Nous nous attacherons à montrer, parmi les nombreux outils proposés, lesquels sont réellement utilisés dans les pratiques de direction de l’action publique à la fois par  les Directeurs Généraux des Services et les évaluateurs de politiques publiques en collectivités territoriales et comment se fondent ces choix.

  • Nicola MATYJASIK (CERVL, Bordeaux) et Benedict LEXTON (CERVL, Bordeaux) :
    « Evaluation et genre. L'instrument évaluatif entre légitimation et transformation »
  • Ludovic MEASSON (PACTE, Grenoble) :
    « Du « pourquoi » au « pour quoi » : analyse des conséquences de l’évaluation sur le travail politique »

 

Atelier 6  : Les instruments de l’action publique urbaine

et des politiques de la ville

Sylvie TISSOT et André DONZEL

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Depuis plusieurs décennies, le gouvernement des villes a connu un intense processus de renouvellement. De l’imposition de la norme par une administration centralisée au gouvernement par contrat, puis par projet, de nouveaux dispositifs d’action publics ont vu le jour. Quelles ont été leurs incidences sur les savoirs et les pratiques des acteurs professionnels intervenant dans le champ urbain ? Quelles relations ces derniers ont-ils développé avec les responsables politiques et les citoyens ? Quelle reconnaissance sociale en retirent-ils ?
Telles sont quelques-unes des questions abordées dans cet atelier, à partir de la présentation de plusieurs études de cas, allant des administrateurs de recherche aux éboueurs, en passant par les professionnels de la sécurité ou les animateurs d’un conseil de jeunes.

 

  • Valérie BECQUET (CSO, Paris) :
    « Coordonner un conseil de la jeunesse : des professionnels entre le politique et l’administration. L’exemple des conseils de la jeunesse d’arrondissement à Paris »

En novembre 2001, sont créés dans les vingt arrondissements parisiens, des conseils de la jeunesse dont l’objectif est de permettre aux jeunes âgés de 13 à 25 ans de participer à la vie de leur arrondissement. Intégrée au contrat de mandature du Maire de Paris, leur création s’inscrivait dans le cadre de la mise en place d’une politique municipale en direction des jeunes mais aussi, dans le cadre du développement de la participation des parisiens à la gestion municipale. Elle s’est accompagnée du recrutement par la Mairie de Paris de personnels chargés d’en assurer la coordination au niveau des mairies d’arrondissement. La communication s’intéressera au travail de ces professionnels et, plus particulièrement, aux manières dont ils ont progressivement inventé leur rôle et dont ils appréhendent leur double dépendance aux champs politique, les élus d’arrondissement et municipaux, et administratif, la Direction jeunesse et sports dont ils dépendent.

  • Delphine CORTEEL (Université de Reims) :
    « La propreté négociée, étude des pratiques professionnelles des éboueurs de la Ville de Paris »

La question centrale de cette communication peut se formuler ainsi : dans quelle mesure l’antagonisme entre la modernisation des services impulsée par l’équipe municipale élue en 2001 et le maintien d’instruments anciens de gestion interne affecte-t-il les pratiques professionnelles des éboueurs et les négociations quotidiennes sur lesquelles elles se fondent ?
Après une analyse des cadres de l’activité (réforme, instrument de gestion interne), l’accent sera mis sur l’étude des pratiques professionnelles des acteurs de terrain et en particulier sur le travail d’accommodation qu’ils effectuent au quotidien afin d’assurer leur mission de service public

  • Fabien MILANOVIC (Inserm U 558, équipe 4 Toulouse) :
    « Les gestionnaires de recherche dans l’action publique incitative. Le cas de la recherche urbaine française »

Ma communication concerne les acteurs professionnels de l’action publique impliqués dans la « recherche incitative » : les gestionnaires de recherche. Je propose de rendre compte du travail d’incitation dans lequel ils sont engagés et par lequel les pouvoirs publics contribuent à orienter le cours des sciences (ici des sciences sociales sur l’urbain). Je pointerai alors les enjeux de pouvoirs inhérents à ces activités, notamment au regard des « pratiques démocratiques » qui y sont en jeu.

  • Stéphanie PAULET-PUCCINI (LAMES, Aix-en-Provence) et Gwenola LE NAOUR (CSPC, Aix-en-Provence) :
    « Les contrats locaux de sécurité : des professionnels de la sécurité instrumentalisés par les élus. Les cas des départements du Var et des Bouches du Rhône »

Un travail d’enquête - réalisé au sein des services « sécurité et prévention » de différentes communes et dans deux départements - prouve que la mise en œuvre des contrats locaux de sécurité n’est propice ni au développement de « débats profanes », ni à une « monopolisation experte ». Les CLS deviennent pour les élus municipaux à la fois des tribunes qui leurs permettent de communiquer régulièrement sur les questions de sécurité en dénonçant l’inefficacité des services de l’Etat, mais également un moyen de canaliser les demandes des administrés.

 

Atelier 7 : Les instruments des politiques

d’environnement et de développement local

Emmanuel NEGRIER et Maurice OLIVE

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Dans l’esprit de l’appel à communication, chacune des interventions doit s’efforcer de rendre compte d’une démarche, de préciser les dimensions empiriques qui la fondent, et d’ébaucher une réponse aux différents axes du colloque. Compte tenu de la sélection qu’il nous a été demandé d’opérer, il ressort des propositions retenues qu’elles s’appuient plus volontiers sur les deuxième et troisième axes de l’appel à communication. Par ailleurs, nous ne disposerons pas d’un temps très long pour que chacun puisse à la fois présenter son travail et partager ses résultats dans le cadre du débat. C’est pourquoi les présentations orales ne devront pas dépasser 10 minutes.
D’une manière générale, nous souhaitons que les communications abordent les trois aspects suivants :

  1. la méthodologie
  2. les terrains, en ce qu’ils caractérisent la méthode retenue
  3. les réponses aux questions clefs que nous vous proposons ci-dessous.

Les questions-clef de nos échanges résultent de la lecture croisée des communications retenues. On peut indiquer au moins les deux suivantes :

    • comment caractériser les effets des instruments sur le contenu de l’action publique et les enjeux de pouvoir ?
    • quelles sont les articulations entre outils, instruments, dispositifs ? (compétition, conflits, médiations)

     

    • Vincent BOUDIERES (Cemagref, Grenoble) : « Instrumentation de l’action publique dans le domaine du risque d’avalanches, quel regard sur l’acceptabilité du risque dans les territoires touristiques? »

    Bon nombre de territoires touristiques montagnards sont dotés d’instruments d’action publique (PPR et le PIDA), pour lutter contre le risque d’avalanches, qui pèse sur différentes formes de vulnérabilités en présences (urbanisation, domaine skiable). Or, la technicité de ces instruments évacue parfois une réflexion en terme de vulnérabilité et d’acceptabilité territoriale du risque. Le regard porté sur l’élaboration et la mise en œuvre de ces instruments s’effectuera dans deux territoires aux enjeux touristiques distincts. Cette comparaison sera un moyen de pointer un recours parfois automatisé à l’instrumentation, sens réelle réflexion sur les enjeux politiques dont ils sont pourtant porteurs.

    Yann FERGUSON (CERTOP, Toulouse) : « Les effets du « marché d’études de définition » comme dispositif de concrétisation de l’« instrument projet » en  urbanisme : Le cas des ZAC Andromède et Monges du Programme Constellation (31) »

    Aux côtés de l’Airbus A 380 se développent des projet urbains qualifiés localement d’ « exemplaires », de « futuristes ». Interrogés sur cette ambition, les acteurs valorisent la procédure inédite utilisée pour désigner l’urbaniste lauréat, le marché d’études de définition simultané.

    • Charlotte HALPERN (CEVIPOF, Paris) :  « Choisir et combiner les instruments de la politique environnementale en France - Une perspective longitudinale »

    L’objectif de cette communication est de développer une approche microsociologique et longitudinale de l’évolution des instruments de la politique environnementale en France depuis les années 1970s. Plus précisément, il s’agira de montrer en quoi les instruments de la politique environnementale – leur élaboration, leur sélection, leur évolution, leurs effets directs et indirects – structurent cette politique publique et participent de la légitimation d’un certain rapport Gouvernement / société civile.

    • Damien VANNESTE (CERIO, Belgique) :
      « L'articulation entre cadres génériques d'action et créations localisées au niveau de la gouvernance urbaine. Le cas d'un Plan Communal de Développement Rural dans une ville Wallonne (Belgique) »

    Les pratiques de gouvernance urbaine combinent des injonctions générales avec des démarches localisées. En suivant un Plan Communal de Développement Rural (inscrit dans un décret régional) en cours dans une ville wallonne (Belgique), se joue une mise en forme de l’espace et des gens qui y vivent. Le travail d’action publique à l’œuvre de la part d’acteurs très divers produit alors des contours nouveaux mais non moins incertains.

    Atelier 8  : Les instruments de l’action publique :

    instruments de gestion du travail et des professions ?

    Valérie BOUSSARD et Olivier MERIAUX

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    Les groupes professionnels inscrits dans une mission de service public (inspecteurs du travail, inspecteurs généraux de l’éducation nationale, contrôleurs des phares et balises, formateurs du secteur sanitaire et social) se trouvent confrontés à des instruments divers qui redéfinissent les contours de leur activité : LOLF, VAE, loi sur le croisement des fichiers des administrations, évaluation. Ces instruments ne sont pas nécessairement conçus pour organiser ces groupes professionnels et leur travail, comme pourraient l’être de stricts instruments de gestion des ressources humaines (référentiels de compétence par exemple). Pourtant de façon indirecte, ils introduisent de nouvelles missions et de facto de nouvelles définitions du territoire professionnel, de ses régulations et des relations avec les autres acteurs du champ (usagers, interlocuteurs divers, partenaires sociaux, hiérarchiques, etc.). C’est donc à une transformation du travail en tant qu’il fonde une activité professionnelle (avec ses frontières, ses hiérarchies morales, sa légitimité) qu’aboutissent indirectement ses instruments. Les groupes professionnels y réagissent différemment : les communications pourraient montrer dès lors en quoi les caractéristiques de l’instrument en interaction avec les caractéristiques du groupe professionnel (statut, histoire, organisation, ..) expliquent ces différences. En d’autres termes on pourra s’interroger sur les appropriations des instruments ou leurs transformations en lien avec les propres évolutions du groupe professionnel.

    • Annie CHATENAY (LAMES, IMF Marseille) : « Le virage amorcé de l’action publique sur la formation professionnelle : nouvelles postures et identités du formateur dans le secteur social »

    La formation professionnelle a changé de visage avec la décentralisation. Dans ce contexte, le « métier » de formateur illustre ces changements. Il exerce ainsi plusieurs rôles simultanément à celui d’enseignant : ceux d’accompagnateur, de consultant, d’expert.... Sa pratique quotidienne révèle dans des territoires jusque-là peu dotés les effets de nouvelles formes d’action publique.

    • Vincent GUIGUENO (Techniques, territoires, sociétés, Paris) : « Allumer le phare ou l’ordinateur ? Travail et organisation au service des phares et balises »
    • Xavier PONS (CEVIPOF, Paris) : « Être inspecteur général de l’Education nationale, au risque de l’évaluation ».

    Cette communication analyse les transformations de la professionnalité que connaît un des plus anciens corps d'Etat français, l'Inspection générale de l'Education nationale, dans un contexte de profonds changements du système éducatif depuis le début des années 1980, de contestations de son mandat historique depuis 1968 et de développement d'une politique d'évaluation, qui devient sa première mission à partir de 1989 et qui est alors pensée comme un instrument clé de la nouvelle régulation du système éducatif.

    • Jean-Louis RENOUX (IRISES, Paris) : « Action publique et réduction de la précarité de travail dans l’audiovisuel »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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